1996 vs 2026 : comment nos habitudes de bien-être ont évolué en 30 ans
Si vous étiez entré dans une salle de sport en 1996, vous auriez probablement entendu de l’Eurodance résonner dans les haut-parleurs tandis que des rangées de personnes s’entraînaient en cadence sur des plateformes de step en plastique. Les gâteaux sans matières grasses et les muffins au son riches en fibres étaient très populaires ; les coureurs de fond faisaient le plein de glucides avant les marathons, et personne ne suivait son sommeil, son niveau de stress ou la variabilité de sa fréquence cardiaque. Trente ans plus tard, le bien-être a considérablement évolué, non pas parce que les principes fondamentaux d’une bonne santé ont changé, mais parce que nos connaissances ont progressé.
Au cours des trois dernières décennies, le bien-être est passé d’une approche axée sur l’apparence, influencée par les régimes à la mode et les conseils standardisés, à une approche de plus en plus personnalisée et fondée sur les données scientifiques. Les progrès technologiques ainsi que les avancées de la recherche en nutrition, de la médecine préventive et de la science de la longévité ont transformé notre façon de prendre soin de notre corps. Aujourd’hui, le bien-être consiste moins à rechercher des solutions rapides qu’à adopter des habitudes axées sur la performance, qui favorisent l’énergie, la résilience, la santé psychologique et le vieillissement en bonne santé.
Le bien-être en 1996 : un aperçu du passé
Un retour sur l’histoire du bien-être révèle une culture marquée par la remise en forme, les régimes et l’importance accordée à l’apparence et à la perte de poids. Dans les salles de sport grand public, les cours collectifs d’aérobic dynamiques côtoyaient les séances de musculation. La musculation gagnait en popularité auprès du grand public, tandis que les premiers compléments destinés aux sportifs et les produits de pré-entraînement riches en stimulants séduisaient de plus en plus les adeptes assidus de culturisme.
Les supermarchés proposaient de nombreux produits allégés en matières grasses, sans cholestérol ou sans matières grasses. La margarine avait la cote, contrairement au beurre, et les graisses alimentaires — plutôt que le sucre — étaient alors présentées comme l’ennemi à éviter en matière de nutrition. Les athlètes privilégiaient des stratégies nutritionnelles riches en glucides, des poudres protéinées basiques et des boissons traditionnelles pour sportifs. Les conseils de bien-être du quotidien mettaient l’accent sur les exercices cardiovasculaires et le comptage des calories pour perdre du poids. Le vin rouge, riche en resvératrol, s’est vu attribuer une image favorable pour la santé grâce à l’intérêt croissant suscité par le « paradoxe français ».
Toutes les habitudes de cette époque n’étaient toutefois pas à remettre en question. Des principes fondamentaux tels que faire régulièrement de l’exercice, manger davantage de fruits et de légumes — avec le célèbre mot d’ordre « 5 par jour » —, rester actif et ne pas fumer restent importants aujourd’hui. Ce qui a changé, ce sont les connaissances scientifiques qui sous-tendent ces habitudes et la prise de conscience que le bien-être va bien au-delà de l’apparence. Aujourd’hui, la force, la récupération, la santé métabolique, la santé intestinale, le bien-être mental et le vieillissement en bonne santé prennent davantage d’importance que le chiffre affiché sur la balance.
Le fitness d’hier à aujourd’hui : de l’aérobic et des salles de sport à l’entraînement personnalisé
Au cours des 30 dernières années, le fitness a connu une transformation manifeste. Dans l’histoire du fitness, le milieu des années 1990 a marqué un tournant : la culture du cardio, alors largement dominée par l’aérobic, a progressivement laissé place aux approches d’entraînement plus diversifiées qui ont suivi.
Dans une salle de sport en 1996, deux univers bien distincts se côtoyaient généralement. Dans l’espace de musculation, des hommes vêtus de t-shirts oversize, de débardeurs et de pantalons de survêtement amples soulevaient des poids libres ou s’entraînaient sur des appareils à câbles et des machines Hammer Strength. À proximité, les studios accueillaient de nombreuses femmes pour des cours de step, de cardio à fort impact et de danse fitness. L’objectif était de brûler le plus de calories possible grâce à des exercices axés sur le cardio et d’obtenir une silhouette mince, plutôt que de développer une force fonctionnelle ou de préserver sa santé à long terme.
À domicile, l’exercice physique était tout aussi populaire. Les séances d’entraînement sur VHS animées par Jane Fonda, Richard Simmons, Denise Austin et, plus tard, le Tae Bo de Billy Blanks ont fait entrer le fitness dans des millions de foyers.
Aujourd’hui, l’univers du fitness est beaucoup plus diversifié et personnalisé. Son évolution nous a conduits au-delà des programmes standardisés censés convenir à tout le monde. Désormais, chacun peut choisir ses activités en fonction de ses objectifs, de ses centres d’intérêt, de son âge et de l’étape de la vie dans laquelle il se trouve. Le renforcement fonctionnel, le travail de la mobilité, la récupération et la longévité occupent désormais une place centrale, tandis que les programmes spécifiquement conçus pour la santé des femmes — notamment autour de la ménopause, de la santé osseuse et de la préservation de la masse musculaire — continuent de se développer.
Qu’il s’agisse de faire de la musculation, de marcher, de pratiquer le yoga, de s’entraîner pour un marathon, de jouer au pickleball ou de suivre des séances d’entraînement sur une application, l’approche actuelle privilégie le lien social, la diversité, la régularité sur le long terme et le plaisir. L’objectif n’est plus simplement d’avoir une silhouette mince et sportive. Il s’agit de développer sa masse musculaire, de conserver une bonne mobilité, de réduire le risque de blessures et de maladies chroniques, de rester fort et autonome, et de profiter d’une vie active et saine pendant de nombreuses années.
La nutrition d’hier à aujourd’hui : des régimes pauvres en matières grasses et de la surcharge glucidique à une alimentation mieux adaptée aux besoins
Tout comme le fitness a évolué au fil du temps, notre compréhension de la nutrition a elle aussi progressé. Au milieu des années 1990, le régime en vogue pour perdre du poids, réduire le cholestérol et préserver la santé cardiovasculaire était pauvre en matières grasses et riche en glucides. Sous l’influence des recherches du Dr Dean Ornish, beaucoup considéraient les graisses alimentaires comme les principales responsables des maladies cardiovasculaires et de la prise de poids. Comme les matières grasses contiennent plus de deux fois plus de calories par gramme que les protéines ou les glucides, l’idée dominante était simple : manger moins de matières grasses pour perdre du poids.
Les gâteaux sans matières grasses d’Entenmann’s, les biscuits sans matières grasses de SnackWell’s et le beurre en spray sont devenus des produits courants dans de nombreux foyers. L’Olestra, un substitut synthétique aux matières grasses, a contribué à alimenter l’engouement pour les régimes sans matières grasses, avant d’être abandonné en raison des troubles gastro-intestinaux qu’il provoquait. Les céréales au son d’avoine, les pains riches en fibres et les aliments contenant du psyllium ont gagné en popularité après que des études ont montré que les fibres solubles pouvaient réduire le cholestérol LDL (« mauvais » cholestérol) et que la FDA a autorisé une allégation de santé pour les aliments contenant des fibres solubles provenant de l’avoine complète.
Les régimes à la mode se sont multipliés. SlimFast dominait le marché de la perte de poids avec son slogan mémorable « Give us a week, we’ll take off the weight », tandis que le régime soupe aux choux promettait des résultats rapides. Des millions d’ordonnances ont été délivrées pour le Fen-Phen, un médicament destiné à la perte de poids, avant que de graves risques cardiovasculaires n’entraînent son retrait du marché.
La nutrition sportive n’en était également qu’à ses débuts. Les athlètes et les adeptes de fitness avaient généralement recours à une importante surcharge glucidique avant les compétitions, à des poudres de protéines de lactosérum basiques et à des boissons pour sportifs riches en sucre. À l’époque, les connaissances sur l’hydratation, la récupération et la nutrition individualisée étaient bien moins développées qu’aujourd’hui.
L’approche actuelle de la nutrition est plus équilibrée et davantage fondée sur les données scientifiques. Plutôt que de craindre les matières grasses, les experts reconnaissent aujourd’hui l’importance des bonnes graisses (en particulier des acides gras oméga-3), des protéines de qualité, des glucides complexes, d’une hydratation adaptée pour optimiser les performances sportives, des aliments riches en fibres et de l’équilibre alimentaire dans son ensemble.¹
Les recherches ont également mis en évidence l’importance de la récupération après l'effort et de l'équilibre hormonal. Le rôle essentiel du microbiote intestinal dans la digestion, l’immunité, le métabolisme et la santé globale occupe désormais une place centrale.² Plutôt que de rechercher des solutions rapides, la nutrition moderne met l’accent sur des habitudes alimentaires durables qui favorisent l’énergie, les performances, la santé hormonale et le bien-être général.
Comment les athlètes s’alimentaient en 1996 par rapport à 2026
L’histoire de la nutrition sportive reflète bon nombre des évolutions plus générales qu’a connues le bien-être au cours des trois dernières décennies. En 1996, les athlètes suivaient généralement des programmes nutritionnels standardisés, influencés par la pyramide alimentaire de l’USDA, la tendance des régimes pauvres en matières grasses, les recherches alors disponibles en nutrition sportive ainsi que les conseils de culturistes de haut niveau et de coureurs d’élite présentés dans des magazines tels que Muscle & Fitness et Runner’s World.
Pour les athlètes d’endurance, l’alimentation reposait généralement sur un régime riche en glucides et pauvre en matières grasses, avec une surcharge glucidique à base de pâtes avant les compétitions afin de maximiser les réserves de glycogène, ainsi que des boissons classiques contenant des électrolytes pour maintenir une bonne hydratation. Les culturistes privilégiaient quant à eux de grandes quantités de protéines maigres, des repas fréquents pour maintenir un état anabolique, des cycles stratégiques de prise de masse et de sèche, ainsi que des boissons protéinées à base de lactosérum pour favoriser le développement musculaire tout en limitant les matières grasses dans l’alimentation.
Aujourd’hui, les athlètes adoptent une approche plus individualisée. L’équilibre des macronutriments, les électrolytes, l’hydratation, le moment des repas, les micronutriments et une supplémentation ciblée visant à optimiser les performances sportives en constituent les fondements. Les stratégies nutritionnelles sont ensuite adaptées aux exigences de l’entraînement, aux besoins de récupération, aux objectifs de composition corporelle et à l’état de santé général.
Les athlètes sont également plus susceptibles d’intégrer à leur programme de la créatine, des acides aminés essentiels (AAE), des produits visant à optimiser l’hydratation et des produits spécifiquement destinés à la récupération. Les compléments de pré-entraînement, à base d’adaptogènes, qui contiennent des plantes et des champignons fonctionnels destinés à aider à mieux gérer le stress et la fatigue, sont également utilisés dans le cadre d’un programme de performance personnalisé.
De nombreux athlètes choisissent des compléments certifiés NSF Certified for Sport®, dont la qualité est contrôlée de manière indépendante et qui font l’objet d’analyses visant à détecter la présence de substances interdites. Ces produits de confiance permettent aux athlètes d’élaborer des programmes nutritionnels personnalisés qui favorisent les performances, la récupération et la santé à long terme.
L’évolution technologique : d’un suivi limité aux objets connectés, à l’IA et aux données de santé
La technologie a transformé le bien-être individuel et joué un rôle majeur dans l’évolution du fitness. Il y a trente ans, la plupart des gens ne pouvaient suivre qu’un nombre limité d’indicateurs de santé, tels que la fréquence cardiaque, la composition corporelle et la VO₂ max. Même à cette époque, une grande partie de ces informations devait être consignée manuellement ou saisie dans un logiciel sur ordinateur. Contrairement aux montres connectées multifonctions d’aujourd’hui, il fallait utiliser plusieurs appareils distincts pour mesurer différents indicateurs, tandis que les examens plus poussés nécessitaient du matériel coûteux, principalement disponible dans les laboratoires de sciences du sport.
Prenons l’exemple de la VO₂ max, l’un des meilleurs indicateurs de la condition cardiorespiratoire et de l’endurance aérobie. En 1996, sa mesure nécessitait généralement de se rendre dans un laboratoire universitaire ou spécialisé dans les performances sportives, de porter un masque facial relié à un équipement sophistiqué et de faire de l’exercice sur un tapis de course ou un vélo d’appartement. Aujourd’hui, de nombreuses montres connectées peuvent estimer automatiquement la VO₂ max pendant l’entraînement. Des informations autrefois réservées aux athlètes de haut niveau et aux chercheurs sont ainsi désormais accessibles au grand public.
Les objets connectés tels que l’Apple Watch, Fitbit, Garmin et l’Oura Ring permettent aujourd’hui de suivre le nombre de pas, la fréquence cardiaque, la qualité du sommeil, le stress, la récupération, la variabilité de la fréquence cardiaque, les variations de la température corporelle et les cycles menstruels. Les systèmes de mesure continue du glucose et d’autres technologies émergentes peuvent également fournir de précieuses informations sur la manière dont l’alimentation, l’activité physique, le sommeil et le stress influencent la régulation de la glycémie. Les chercheurs développent même des outils permettant d’estimer l’âge biologique à partir de différents marqueurs de santé.
Aujourd’hui, la technologie ne se contente plus de recueillir des données : elle aide également à les exploiter. Les applications associées aux objets connectés fournissent des retours personnalisés, des rappels pour maintenir de bonnes habitudes, des scores de récupération et des recommandations sur mesure. Les plateformes de coaching basées sur l’IA peuvent créer des programmes d’entraînement, suggérer des stratégies nutritionnelles, accompagner les pratiques de méditation et de gestion du stress, et adapter leurs recommandations en fonction des objectifs et des progrès de chacun.
La technologie a rendu le bien-être plus accessible que jamais. Les séances d’entraînement en streaming, les applications de fitness et le coaching virtuel permettent de bénéficier d’un accompagnement à domicile et donnent accès, à tout moment et où que l’on soit, à des activités allant du yoga et du Pilates au renforcement musculaire et à l’entraînement fractionné de haute intensité.
Le passage du suivi limité de 1996 aux analyses continues fondées sur les données d’aujourd’hui a profondément transformé la manière dont chacun appréhende sa santé. Plutôt que de se fier à des approximations, il est désormais possible d’observer des tendances, de prendre des décisions éclairées, de rester motivé et de personnaliser ses habitudes afin d’améliorer sa santé et de contribuer à prévenir les maladies.
La récupération, le repos et le bien-être mental deviennent des priorités
L’histoire du fitness a été façonnée non seulement par notre façon de nous entraîner, mais aussi par notre manière de récupérer, de nous alimenter et de prendre soin de notre bien-être dans son ensemble. Au milieu des années 1990, l’idée dominante était résumée par l’expression « no pain, no gain ». Les entraînements à fort impact et le fait de repousser ses limites malgré l’épuisement étaient considérés comme des signes de détermination. Les jours de repos étaient souvent perçus comme un signe de faiblesse plutôt que comme une composante essentielle de la récupération.
Aujourd’hui, le bien-être ne se limite plus à l’exercice physique et à l’alimentation. Il englobe également le bien-être mental, l’équilibre hormonal, la récupération, la nutrition, le sommeil, la résilience face au stress, les liens sociaux et la durée de vie en bonne santé, c’est-à-dire les années vécues en conservant force, énergie, mobilité et vitalité.
Les sciences du sport ont transformé notre compréhension de la récupération. Nous savons désormais qu’une douleur ressentie pendant l’exercice peut être le signe d’une blessure, d’une sollicitation excessive ou de mouvements inadaptés. La récupération est indispensable pour améliorer les performances, prévenir les blessures et préserver la santé à long terme. Le sommeil est lui aussi reconnu comme l’un des piliers essentiels du bien-être.³ Pendant le sommeil profond, l’organisme répare les tissus musculaires, régule les hormones, consolide les souvenirs et soutient le fonctionnement du système immunitaire.
Les chercheurs ont également mis en évidence le lien étroit entre santé physique et santé mentale. Le stress chronique peut nuire à la récupération, augmenter le risque de maladie et de blessure, perturber le sommeil, affecter l’équilibre hormonal et réduire les performances. Parallèlement, les recherches en nutrition se sont élargies pour mieux prendre en compte les liens entre alimentation et humeur, ainsi que l’axe intestin-cerveau.
Les pratiques favorisant la récupération, telles que les exercices de mobilité, les étirements, la pleine conscience, les exercices de respiration, les massages, l’immersion en eau froide et la récupération active, se sont largement démocratisées. Le bien-être social et le soutien communautaire sont également de plus en plus reconnus comme des composantes essentielles d’un vieillissement en bonne santé, car les liens sociaux, le sentiment d’appartenance et les encouragements aident à maintenir de bonnes habitudes et à renforcer la résilience au fil du temps.
Plutôt que de chercher à s’entraîner toujours plus intensément à tout prix, l’approche actuelle encourage à s’entraîner de manière plus réfléchie, en trouvant un équilibre entre effort, repos, alimentation et bien-être émotionnel. Le fitness n’est plus évalué uniquement en fonction de l’apparence, mais aussi selon la capacité du corps à bouger et à fonctionner correctement, les sensations qu’il procure et sa capacité à permettre une vie active et épanouissante.
L’essor du bien-être holistique : santé intestinale, hormones, longévité et communauté
Au cours des trois dernières décennies, la notion de bien-être s’est considérablement élargie. En 2026, le bien-être va bien au-delà de l’exercice physique et de l’alimentation. Les pratiques liées à la santé et au bien-être adoptent désormais une approche holistique qui tient compte des liens entre la nutrition, le sommeil, la gestion du stress, l’activité physique, l’équilibre hormonal, les relations sociales et la santé psychologique.
L’une des avancées scientifiques les plus importantes concerne notre connaissance du microbiote intestinal. Les recherches continuent de mettre en évidence la façon dont les milliers de milliards de micro-organismes présents dans le tube digestif influencent non seulement la digestion, mais aussi l’immunité, le métabolisme, l’inflammation et même l’humeur.⁴ Par conséquent, les recommandations nutritionnelles accordent une importance croissante aux aliments entiers, aux fibres, aux aliments fermentés ainsi qu’à l’utilisation ciblée de prébiotiques et de probiotiques pour favoriser un microbiote sain.
La santé des femmes occupe également une place de plus en plus importante. Des sujets tels que la périménopause, la ménopause, la santé hormonale, la densité osseuse, la préservation de la masse musculaire et le vieillissement en bonne santé suscitent une attention sans précédent de la part des chercheurs, des professionnels de santé et du secteur du bien-être.
Les technologies connectées et les analyses de biomarqueurs permettent désormais de mieux comprendre l’influence du sommeil, du stress, de l’activité physique et des changements hormonaux sur la santé globale. Le regain d’intérêt de la recherche pour le traitement hormonal substitutif offre également à de nombreuses femmes des options supplémentaires pour prendre en charge les symptômes de la ménopause, tout en favorisant à long terme la santé osseuse, cérébrale, métabolique et cardiovasculaire.
La réflexion autour du bien-être a également évolué : il ne s’agit plus seulement de prolonger la durée de vie, mais aussi d’augmenter le nombre d’années vécues en bonne santé, en restant actif et sans maladie chronique. Les progrès de la science de la longévité ont conduit à accorder davantage d’importance au maintien de la masse musculaire, à l’optimisation du sommeil, à la réduction de l’inflammation chronique et au soutien de la santé métabolique tout au long de la vie. Parallèlement à une alimentation saine, le recours à des compléments visant à favoriser un vieillissement en bonne santé est de plus en plus considéré comme un élément important de la longévité.
La conception actuelle du bien-être reconnaît également que l’épanouissement ne se construit pas seul. Des liens sociaux solides sont désormais considérés comme des facteurs importants pour la santé physique comme pour la santé mentale. Les groupes de marche, les communautés sportives telles que CrossFit, les sports de loisir et les défis axés sur le bien-être favorisent l’engagement, le sentiment d’appartenance et la création de liens humains significatifs, rappelant ainsi que des relations saines sont tout aussi importantes que de bonnes habitudes de vie.
De la pression extérieure à l’équilibre intérieur : la plus grande évolution du bien-être
Lorsque l’on se penche sur l’histoire du bien-être, le changement le plus important de ces 30 dernières années n’est peut-être pas simplement l’apparition d’un nouvel entraînement, d’un nouveau complément alimentaire ou d’un nouvel objet connecté, mais plutôt une nouvelle façon de penser.
Au milieu des années 1990, le bien-être était principalement motivé par des objectifs liés à l’apparence : perdre du poids, porter une taille de vêtement plus petite, paraître plus jeune ou obtenir le corps « parfait ». L’exercice physique était souvent considéré comme un moyen de brûler des calories et de compenser les excès alimentaires. Les aliments étaient qualifiés de « bons » ou de « mauvais », souvent en fonction de leur teneur en matières grasses. La réussite se mesurait au chiffre affiché sur la balance ou à la proximité avec les idéaux physiques imposés par la société.
Aujourd’hui, l’apparence reste une source de motivation, mais la définition du bien-être s’est élargie. L’activité physique permet désormais de développer sa force, de préserver sa masse musculaire et sa santé osseuse, d’améliorer sa mobilité, de réduire son stress, de mieux dormir et de disposer de suffisamment d’énergie pour profiter pleinement de la vie. En matière de nutrition, l’accent s’est déplacé des restrictions vers une alimentation qui répond aux besoins de l’organisme, en accordant davantage d’importance à un apport nutritionnel adapté, au soutien du microbiote et à la santé à long terme.
Le bien-être est également devenu plus personnalisé. Plutôt que de suivre des règles standardisées censées convenir à tout le monde, chacun adapte de plus en plus ses habitudes à ses objectifs, à ses préférences, à son état de santé et aux différentes étapes de sa vie. La nutrition personnalisée, les technologies connectées, les informations issues de l’analyse de l’ADN et le suivi continu des données de santé permettent d’élaborer des programmes de bien-être à la fois fondés sur des données scientifiques et hautement individualisés.
Si les tendances en matière de bien-être continueront certainement d’évoluer, une leçon apparaît de plus en plus clairement : une bonne santé durable ne se construit pas en recherchant la perfection. Elle repose sur des habitudes saines et régulières qui contribuent au bien-être de la personne dans son ensemble — le corps, le mental et l’esprit. La plus grande évolution de ces trois dernières décennies ne réside pas simplement dans l’approfondissement de nos connaissances sur la santé, mais dans l’élargissement de notre conception de ce que signifie véritablement être en bonne santé, tant sur le plan mental que physique.
Du bien-être d’hier au bien-être moderne
Ce regard sur les 30 dernières années nous rappelle que les tendances en matière de bien-être évoluent et que les effets de mode vont et viennent. Les principes fondamentaux du bien-être, eux, restent les mêmes : pratiquer une activité physique, bien nourrir son organisme, accorder la priorité à la récupération, gérer son stress, bénéficier d’un sommeil réparateur et entretenir des relations humaines enrichissantes.
Ce qui distingue 1996 de 2026, c’est que nous disposons aujourd’hui de connaissances scientifiques plus avancées, de meilleures technologies et d’outils plus personnalisés qui nous permettent d’appliquer ces principes de manière plus judicieuse. Le bien-être moderne consiste à adopter des habitudes durables qui favorisent l’énergie, la force, les performances, le bien-être mental et une vie en bonne santé à long terme, plutôt que de rechercher des solutions extrêmes.
Cela implique de fournir à l’organisme les nutriments dont il a besoin, de favoriser la récupération et de choisir des solutions de bien-être fiables et adaptées à ses objectifs. Pour les athlètes et les personnes actives, les produits de nutrition sportive certifiés NSF peuvent apporter une assurance supplémentaire en contribuant à vérifier que les compléments alimentaires sont testés afin d’en contrôler la qualité et la sécurité.
Que vous vous prépariez pour votre prochaine course, traversiez une nouvelle étape de la vie à l’âge mûr ou souhaitiez simplement vous sentir et fonctionner au mieux, l’avenir de votre bien-être commence par des habitudes durables et fondées sur des données scientifiques qui soutiennent votre corps, votre esprit et votre vie au quotidien.
Références :
- Marques-Vidal P, Tsampasian V, Cassidy A, et al. Diet and nutrition in cardiovascular disease prevention: a scientific statement of the European Association of Preventive Cardiology and the Association of Cardiovascular Nursing & Allied Professions of the European Society of Cardiology. Eur J Prev Cardiol. 2025;32(16):1540-1552.
- Ross FC, Patangia D, Grimaud G, et al. The interplay between diet and the gut microbiome: implications for health and disease. Nat Rev Microbiol. 2024;22(11):671-686.
- Li J, Cao D, Huang Y, et al. Sleep duration and health outcomes: an umbrella review. Sleep Breath. 2022;26(3):1479-1501.
- Morse MB, Garcia B. Food and Mood: Current Evidence on Mental Health and the Microbiota-Gut-Brain Axis. Curr Psychiatry Rep. 2025;27(11):632-641.
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